2ème Dimanche de Carême

La gloire du Fils de Dieu

 

Genèse 5, 15…18
Psaume 26
Philippiens 3, 17 -4,1
Luc 9, 28-36

La montagne est un lieu symbolique. À la jonction de la terre et du ciel ont lieu différentes révélations de celui qui vient d'en haut, le Fils de Dieu : le discours sur la montagne, avec les Béatitudes (Mt 5), la multiplication des pains (Jn 6). Jésus gravit la montagne pour prier (Luc 9), c'est là qu'il apparaît dans la gloire, selon le récit de la transfiguration.
Un élément de décor évoque la montagne : une grande photo, ou un dessin d'horizon au relief accidenté, ou encore un empilement de cubes (de type siège) sur lesquels le livre de la Parole est présenté. Une des écharpes blanches dont il est question ci-dessous dans l'action, est posée à côté.




la gloire du Fils de Dieu
La gloire du Fils de Dieu se révèle à la transfiguration de Jésus. Trois disciples en sont témoins. L'événement pascal est déjà présent, comme sur le chemin du Carême où les chrétiens ont déjà la vision anticipée de la gloire du ressuscité au matin de Pâques.
Le sommeil dont Pierre, Jacques et Jean sont accablés, fait penser au passage obligé de la mort pour " voir " Dieu. A leur réveil, ils voient la gloire de Jésus : visage tout autre, vêtements d'une blancheur éclatante. La phrase affichée : " Celui-ci est mon Fils, écoutez le. "




le chant " Saint, Saint, Saint le Seigneur"
Celui de l'Eucharistie qui suit est répété ensemble. On y reconnaît et acclame Jésus, le Seigneur, qui fait la jonction du ciel et de la terre : " Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Hosanna au plus haut des cieux. "

 

l'évangile selon saint Luc (9,28-36)
La Transfiguration de Jésus sur la montagne.

 


Des écharpes d'un blanc éclatant ont été préparées pour tous, enfants et animateurs. Chacun en reçoit une après la lecture de l'évangile, et la garde pour participer à l'Eucharistie. Elle est à l'image des vêtements de blancheur éclatante de Jésus transfiguré, puisque les chrétiens, par le baptême, ont revêtu le Christ.
Aujourd'hui, elle est signe de la gloire que le ressuscité fait partager, dans son Royaume, à ceux qui croient en lui. Cf. 2ème lecture. saint Paul : " Le Seigneur Jésus-Christ transformera nos pauvres corps à l'image de son corps glorieux. "





. Accueil et rite d'ouverture.
. Présentation du décor : la montagne, lieu de révélation.
. Lecture : Evangile de Luc 9,28-36.
. Action : Écharpes blanches revêtues et signification expliquée.
. Final. La gloire de Jésus chantée : " Saint, Saint, Saint, le Seigneur "





. La phrase à afficher : " Celui-ci est mon Fils, écoutez le ".
. Prévoir un lot d'écharpes blanches. Une grande pièce de tissu est découpée aux ciseaux cranteurs pour éviter le travail des ourlets.



cours de sa marche à vers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage, récrimina contre Dieu et contre Moïse: "Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire mourir dans le désert, oÉvangile de Jésus Christ selon saint Luc




En ce temps-là, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il gravit la montagne pour prier. Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage devint autre, son vêtement devint d'une blancheur éblouissante. Voici que deux hommes s'entretenaient avec lui : c'étaient Moïse et Elie, apparus dans la gloire. Ils parlaient de son départ qui allait s'accomplir à Jérusalem. Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil, mais restant éveillés, ils virent la gloire de Jésus, et les deux hommes à ses côtés. Ces derniers s'éloignaient de lui, quand Pierre dit à Jésus : " Maître, il est bon que nous soyons ici ! Faisons trois tentes : une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie. " Il ne savait pas ce qu'il disait. Pierre n'avait pas fini de parler, qu'une nuée survint et les couvrit de son ombre ; ils furent saisis de frayeur lorsqu'ils y pénétrèrent. Et, de la nuée, une voix se fit entendre : " Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le ! "
Et pendant que la voix se faisait entendre, il n'y avait plus que Jésus seul. Les disciples gardèrent le silence et, en ces jours-là, ils ne rapportèrent à personne rien de ce qu'ils avaient vu.

 

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Parole en plus

Mieux vaut parfois garder le silence plutôt que de se perdre dans des bavardages inutiles ou des explications impossibles. On se rappelle des silences de Jésus, par exemple, devant la femme adultère qu'on lui amène pour la condamner. La grandeur et la beauté du pardon appelle le silence. Ou bien devant Pilate, durant son procès, Jésus se tait tout à coup quand le débat touche au mystère de sa personne rejetée par les siens. Le silence devient alors la seule défense possible pour garder sa dignité.
La présence de Dieu, quand on en prend conscience, impose le silence. Des mots ou des commentaires pourraient alors gâcher la rencontre. La prière des contemplatifs prend de la hauteur et se déploie dans le silence.
Sur la montagne de la Transfiguration, selon l'évangile de Luc, les disciples gardèrent le silence après la vision de la gloire de Jésus, suivie de la vision sonore de la voix du Père qui perce la nuée : " Celui-ci est mon Fils, celui que j'ai choisi, écoutez-le ! " A la différence des 2 autres récits de transfiguration, dans saint Marc et dans saint Matthieu, où le silence des disciples est voulu par une recommandation de Jésus (Ne parlez à personne de ce que vous avez vu et entendu, avant que le Fils de l'homme ne soit ressuscité), là par contre dans saint Luc, et ce détail n'est pas anodin, les disciples gardent le silence d'eux-mêmes. "Ils ne dirent rien à personne, à ce moment-là."
L'émerveillement de la scène inouïe qu'ils ont vécue impose le silence et ne se garde intacte dans toute sa beauté que dans l'écrin du silence, pour n'être transmis que plus tard, au moment adéquat.
On pourrait déduire de cette remarque sur l'évangile de la Transfiguration que les chrétiens reçoivent ici un appel au silence, comme les disciples.
Mission un peu difficile dans une nouvelle culture ambiante, où chaque instant doit être accompagné de musique tout azimut, ou d'un flot de commentaires, de sms, de publicités dans les magasins, les transports, et chez soi.
Mission de silence des chrétiens est à double sens. Ils sont d'une part les interprètes du silence de Dieu, pour qu'ils ne soit pas ressenti comme un vide ou une absence. Vivre du silence de Dieu dans une alliance nécessaire avec sa Parole. C'est ce que toute célébration essaye de faire.
D'autre part, mission de silence dans la prière où ils transmettent, interprètent, traduisent auprès de Dieu, comme à un compagnon à l'écoute, les demandes, les recherches, les révoltes de leurs contemporains qui n'ont pas les mots pour le dire, ou qui ne savent à qui le dire.
Dans ce temps de carême, un bel effort à entreprendre est peut-être de nourrir le silence de Dieu par une charité active auprès du prochain et une intercession auprès de Dieu.

Gémo





 



















 

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