3ème Dimanche de Carême

La conversion

 

Exode 3, 1…15
Psaume 102
1 Corinthiens 10, 1…12
Luc 13, 1-9

Le décor du 2ème dimanche peut être conservé. Il convient à la 1ère lecture (Exode) avec l'épisode du buisson ardent, à l'Horeb, la montagne de Dieu.



la conversion
Elle implique de changer de vie, comme les fils d'Israël auxquels Moïse est envoyé par Dieu, pour les libérer de leur vie de souffrance en Égypte (1ère lecture).
Dans ce changement à vivre, Dieu se montre patient comme le fait comprendre la parabole du figuier (évangile).
La phrase affichée est extraite du psaume (102) : " Le Seigneur est tendresse…lent à la colère et plein d'amour ".




" Je ne suis pas digne "
La phrase du centurion de l'évangile (Mt 8,8), " Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement une parole et mon serviteur sera guéri ", est reprise dans le rite de communion. La conversion, qui est une guérison du péché, ne se fait pas à la force du poignet, mais par un acte de foi en la puissance d'amour de Dieu.
L'animateur, après avoir présenté ce contexte, fait répéter la phrase dite avant la communion : " Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir, mais dis seulement une parole et je serai guéri ".

 

le livre de l'Exode (3,1-10)
Cette 1ère lecture est écourtée jusqu'à : " …Va, je t'envoie chez Pharaon : tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël ". De plus la parabole de l'évangile selon st Luc (le figuier stérile) est lue sans la 1ère partie.

 


Des feuilles de figuier (en papier, prédécoupées) sont distribuées ; chacun inscrit sur sa feuille ce qu'il a envie de changer en bien, et la décore. Les feuilles sont ensuite rassemblées dans une corbeille. De plus, chacun reçoit à manger une figue sèche, rappelant ce " fruit de conversion " à produire, dont parle l'évangile.




. Accueil et rite d'ouverture.
. Rappel du décor de montagne (cf. la transfiguration, 2ème dimanche de Carême) et présentation du cadre, 1ère lecture : l'Horeb, la montagne de Dieu.
. Lecture écourtée : Exode.
. Action :Inscrire sur une feuille de figuier, ce qu'on veut changer en bien. Figues sèches à consommer.
. Lecture écourtée : Evangile de Luc . La parabole du figuier stérile.






. La phrase à afficher : " Le Seigneur est tendresse, lent à la colère et plein d'amour. "
. Une corbeille pour rassembler les feuilles de figuier.
. Des figues sèches, disposées dans une corbeille, pour consommer.



cours de sa marche à vers le désert, le peuple d'Israël, à bout de courage, récrimina contre Dieu et contre Moïse: "Pourquoi nous avoir fait monter d'Égypte ? Etait-ce pour nous faire Livre de l'Exode



En ces jours-là, Moïse était berger du troupeau de son beau-père Jéthro, prêtre de Madiane. Il mena le troupeau au-delà du désert et parvint à la montagne de Dieu à l'Horeb. L'ange du Seigneur lui apparut dans la flamme d'un buisson en feu. Moïse regarda : le buisson brûlait sans se consumer. Moïse se dit alors : " Je vais faire un détour pour voir cette chose extraordinaire : pourquoi le buisson ne se consume-t-il pas ? " Le Seigneur vit qu'il avait fait un détour pour voir, et Dieu l'appela du milieu du buisson : " Moïse ! Moïse ! " Il dit : " Me voici ! " Dieu dit alors : " N'approche pas d'ici ! Retire les sandales de tes pieds, car le lieu où tu te tiens est une terre sainte ! " Et il déclara : " Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac, le Dieu de Jacob. " Moïse se voilà le visage car il craignait de porter son regard sur Dieu. Le Seigneur dit : " J'ai vu, oui, j'ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte, et j'ai entendu ses cris sous les coups des surveillants. Oui, je connais ses souffrances. Je suis descendu pour le délivrer de la main des Égyptiens et le faire monter de ce pays vers un beau et vaste pays, vers un pays ruisselant de lait et de miel. Maintenant donc, va ! Je t'envoie chez Pharaon : tu feras sortir d'Égypte mon peuple, les fils d'Israël. " […]


Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

 

[...]
Jésus disait encore cette parabole : " Quelqu'un avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint chercher du fruit sur ce figuier, et n'en trouva pas. Il dit alors à son vigneron : 'Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier, et je n'en trouve pas. Coupe-le. À quoi bon le laisser épuiser le sol ?' Mais le vigneron lui répondit : 'Maître, laisse-le encore cette année, le temps que je bêche autour pour y mettre du fumier. Peut-être donnera-t-il du fruit à l'avenir. Sinon, tu le couperas.'

 

"Copyright AELF - Tous droits réservés"

 

 

Parole en plus

Avec l'histoire des galiléens qu'on rapporte à Jésus et celle que lui-même évoque de ces 18 personnes victimes de l'écroulement de la tour de Siloë, la question lancinante revient qui tracasse toutes les générations, la question du mal qui nous échappe. Pourquoi des innocents sont-ils injustement victimes du malheur qui s'abat sur eux, qui s'acharne sur certaines familles, sur certains peuples ? Question toujours d'actualité, avec son autre facette pour les croyants : mais que fait Dieu ? Pourquoi laisse-t-il faire tous ces drames.
Les textes de ce jour ne répondent pas au pourquoi mais plutôt au comment réagir face au mal. Comment Dieu réagit ? Il semble que ce soit avant tout par la médiation humaine - médiation de Moïse dans l'histoire des Hébreux, pour les sortir des griffes des Egyptiens ; médiation du vigneron dans la parabole du figuier pour tenter de sauver cet arbre infertile ; et bien sûr, par dessus tout, la médiation de l'homme Jésus, envoyé par Dieu, capable de tout donne pour les autres, sa vie y compris.
La médiation humaine est le choix de Dieu pour intervenir. La paix vient par la médiation d'hommes doués pour négocier et faire la paix. L'unité des chrétiens, dont on dit qu'elle n'avance pas, ne se fera que par la médiation d'hommes et de femmes doués et choisis pour cela.
La souffrance ne sera pas soulagée par des miracles, sinon par les miracles de la médiation des soignants doués et choisis pour cela.
La mission chrétienne ne se fera pas par des miracles sinon par la médiation d'apôtres choisis et envoyés - Me voici, disent-ils, suivi de l'envoi qui vient d'en haut : Ma grâce te suffit, va… qui répond à l'objection normale : Mais comment cela va-t-il se faire ?
La médiation humaine, humble et compétente avec son attribut principal la patience, comme celle du vigneron (Laisse encore un peu de temps que je bêche) semble être le choix divin.
Avant l'élection du futur nouveau pape François, on demandait à l'archevêque de Paris quelle qualité il faudrait lui souhaiter. Avec un certain humour, et pertinence, il a répondu : " Qu'il ne se prenne pas pour Dieu ! ". Tout est dit, là, de la médiation humaine du serviteur des serviteurs, avec en complément sous-entendu l'injonction aux fidèles, non moins judicieuse, qu'on ne le prenne pas non plus pour Dieu … car " celui qui se croit solide, qu'il fasse attention à ne pas tomber " (cf. saint Paul aux Corinthiens).
En conclusion, il faudrait se dire : chacun nous sommes des médiateurs du salut des autres. Chacun selon ses compétences est capable de donner beaucoup de soi, dans les plus petites tâches, avec patience, sans se croire sorti de la cuisse de Jupiter.
L'ambition des chrétiens est d'être serviteur, médiateur comme le Christ.
Plutôt que d'être empereur ou roi avec des titres et des honneurs, mieux vaut selon l'évangile être le vigneron de la parabole qui fait fructifier ce qu'il a en charge, avec patience et humilité.

Gémo


 



















 

Chaque dimanche et jour de fête :

La liturgie de la parole de l'Église Catholique présentée, vivante et active.
Un texte choisi parmi les lectures de la messe, et une idée à mettre en œuvre.
Pour célébrer en paroisse, en groupe, en famille.

Pour réfléchir et prier quand on est seul.